Désaccord de la CFDT sur la clause de cession à Prisma : pour les pigistes, le compte n’y est pas

Désaccord de la CFDT sur la clause de cession à Prisma : pour les pigistes, le compte n’y est pas

Malgré des avancées de la direction pour améliorer les conditions d’éligibilité des pigistes à la clause de cession, après le rachat de Prisma Média par le groupe Vivendi, le compte n’y est pas. Ce 1er mars 2021, la CFDT pointe les désaccords suivants qui l’ont amenée à ne pas signer l’accord proposé le 24 février dernier.

  • Le délai maximum de 18 mois pour exercer sa clause de cession, alors que la CFDT proposait 24 mois.
  • Le calcul du salaire de référence, base du calcul des indemnités, sur les 12 ou 24 derniers mois. La CFDT souhaitait allonger cette durée à 36 mois, pour diluer l’année quasi-blanche de 2020, qui a vu le volume et le montant des piges plonger.
  • Le recalcul de l’ancienneté du pigiste, qui aurait interrompu sa collaboration avec un titre du Prisma Média plus de 12 mois de suite. Cette ancienneté repartant à zéro à la date de reprise d’activité, et gommant de fait toutes les années antérieures. La CFDT proposait de considérer une interruption de 24 mois en continu. Elle a abaissé ce seuil à 18 mois, puis à 16 mois assorti d’une ancienneté de 10 ans. En vain !

Les concessions effectuées par la CFDT (sur le nombre de bulletins de salaire ou le montant annuel de rémunération exigés) et ses autres propositions n’ont pas reçu d’écho à la hauteur espérée sur des points qu’elle juge majeurs.

Lire notre précédent article sur les négociations de la clause de  cession pour les pigistes de Prisma Media.

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