CA MARCHE ! Il a troqué ses DA contre du salaire !

CA MARCHE ! Il a troqué ses DA contre du salaire !

Le syndicalisme, ça ne marche pas à tous les coups, et c’est parfois vraiment dur, quand on se heurte à des pratiques illégales très très ancrées. Mais souvent, nos efforts sont couronnés de succès !

Dans la série « Ca marche ! », aujourd’hui, ce pigiste nous raconte comment il a réussi, avec les conseils que nous lui avons donnés, à convaincre un de ses employeurs de renoncer à le payer en droits d’auteur. Il venait en effet de recevoir une note d’auteur alors qu’il s’attendait à recevoir sa première fiche de paye.

 

« Mon employeur voulait me payer en droits d’auteur. J’ai demandé des conseils au pôle pigistes CFDT. Avec les arguments qu’ils m’ont donnés, j’ai appelé le directeur de rédaction et lui ai demandé avec le sourire dans la voix de me payer en salaire. Il a bien dit que les pigistes pouvaient être payés en droit d’auteur (spoil : c’est faux mais j’ai gardé ce joker dans la poche) et je lui ai répondu qu’avec toutes les cotisations du régime social des artistes auteurs, il ne perdait rien à me verser un salaire. En plus, j’en ai besoin pour obtenir la carte de presse et j’ai joué sur cette corde. Résultat j’ai ma fiche de paie ! »

 

Eh oui :

– payer en salaire est le seul mode de rémunération légal pour les journalistes, martelons-le (en dehors des accords Hadopi)

– en plus, payer en droits d’auteur, ce n’est pas si bon marché pour un employeur (en l’occurence ici, diffuseur) s’il veut respecter les règles du régime social des artistes auteurs, où le précompte (des cotisations de la part du diffuseur) est obligatoire. Le problème, c’est que beaucoup d’éditeurs dans la presse non seulement payent en DA au lieu du salaire  mais ne payent pas des vrais droits d’auteur. C’est pas tout bénéf, en clair !

– rappeler à son employeur que l’on a besoin de la carte de presse, et qu’on n’y arrivera pas sans rémunération en salaire, c’est placer le débat aussi sur un autre enjeu que des économies de bouts de chandelle : il en va de sa reconnaissance de journaliste professionnel, et accessoirement de la crédibilité du média en question !

 

D’accord, on ne devrait pas avoir à utiliser ces arguments, la loi c’est la loi, et ça devrait suffire, mais nous, on vous dit ça comme ça 😉

 

Lire nos arguments de riposte contre le paiement en droits d’auteur

 

On en profite pour lancer un chaleureux MERCI à tous les pigistes qui revendiquent leurs droits, ne capitulent pas ! Plus les salariés seront nombreux à refuser les pratiques inacceptables, plus elles reculeront !

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