Catégorie : formation

  • Le pôle pigistes de le cfdt journalistes organise un temps d’info court et efficace, en visioconférence, lundi 30 janvier 2023 de 9h à 9h45, sur les droits à la formation des pigistes.

    Il est ouvert à tous, pigistes, élus en entreprise ayant besoin de monter en compétences sur ce sujet, adhérents ou non….

    Vous pouvez diffuser largement l’information dans vos réseaux, aux pigistes de vos entreprises, etc ! Et connectez-vous lundi ! Y’en aura pas pour longtemps et vous en ressortirez avec des billes !

    Ce webinaire se déroulera avec :

    Anne Bideault, journaliste-pigiste élue CFDT à Bayard-Presse, présentera les possibilités de formation sur le Plan de développement de compétences de l’entreprise ainsi que l’utilisation du CPF (compte personnel formation).

    Violette Queuniet, représentante de la CFDT à la Commission de gestion du régime conventionnel des journalistes rémunérés à la pige de l’AFDAS, présentera l’offre « pigistes » de l’AFDAS, opérateur de compétences pour le secteur de la presse. 

  • L’AFDAS, opérateur de compétences de la presse, propose un appui-conseil carrière aux journalistes pigistes de la presse écrite. Il est construit sur mesure et gratuit. Ce dispositif a été initié par la Commission paritaire « pigistes » qui réunit représentants des entreprises de presse et organisations syndicales (dont la CFDT).

    C’est quoi, un « appui-conseil carrière » ?

    L’appui-conseil carrière permet de :

    • faire le point sur sa situation professionnelle
    • réfléchir à son évolution de carrière
    • identifier les formations adaptées à ses objectifs

    Comment ça marche ?

    La mission d’appui-conseil se compose :

    • d’un accompagnement individualisé et personnalisé avec des conseillers experts sous forme d’entretiens individuels
    • d’ateliers collectifs animés par un conseiller Afdas et un expert extérieur (rédaction de CV, lettre de motivation, optimisation de son image professionnelle, utilisation des réseaux sociaux pour la recherche d’emploi, changement de métier,…)
    • de l’accès sécurisé à une plateforme Internet spécifique pour accéder aux différentes étapes du parcours proposer, utiliser en autonomie les outils de travail mis à disposition, bénéficier d’outils de e-learning et consulter les ressources et liens vers des situes dédiés thématisée (métiers et formations, filières, marché de l’emploi, création d’entreprise, observatoire des métiers, etc.)

    Quelles conditions ?

    Etre journaliste  de la presse écrite ou d’agence de presse rémunéré à la pige, titulaire de la carte de presse.

    Qui contacter ?

    AFDAS, tel : 01 44 78 34 58 – accpigistes@afdas.com

    Plus d’infos : www.afdas.com/actualites/cp-acc

  • Depuis décembre sont en vigueur un nouveau référentiel des attendus des programmes et de nouveaux critères de reconnaissance des écoles de journalisme. Procéder à l’actualisation des documents fut un long chantier, mené par les membres de la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes (CPNEJ), dont CFDT-Journalistes fait partie. Signe que la pige est devenue un incontournable des carrières des journalistes, et que trouver sa place n’a rien de simple, la pige, le droit du travail, le rôle des syndicats, le marché du travail sont désormais au menu obligatoire !

     

    Actuellement, les écoles reconnues sont au nombre de 14. Leur reconnaissance est renouvelée tous les quatre ans, sur dossier. Mais régulièrement d’autres écoles de journalisme privées ou publiques – ainsi que des filières de formation dans certains IUT ou universités – souhaitent avoir une reconnaissance de la profession. Ils doivent alors déposer un dossier à la CPNEJ, une commission mixte réunissant syndicats de salariés et d’employeurs.

    La rédaction du premier référentiel et des critères remontait aux années 2000. Une vingtaine d’années durant lesquelles le monde des médias a beaucoup évolué. La CPNEJ et la CEJ (Conférence des Écoles de Journalisme) étaient donc en attente de textes répondant aux changements d’exercice du métier sous toutes ses formes. Depuis 2018 le groupe de travail dédié de la CPNEJ (auquel CFDT Journalistes a participé) a travaillé notamment sur la base d’une enquête menée auprès des écoles et échangé régulièrement avec les entreprises de média comme avec les représentants de la CEJ.

    En décembre 2020 deux documents ont été signés par les partenaires sociaux, et adjoints à la Convention collective : l’accord portant sur la définition des critères de reconnaissance, et celui, annexé à cet accord, détaillant le référentiel commun des compétences attendues dans les diverses formations au journalisme.

    Web et lutte contre les fausses informations

    Le référentiel repose sur quatre thématiques définissant les contenus des enseignements : les techniques et fondamentaux du métier, la profession, l’entreprise d’information et la culture générale.

    Est par exemple désormais attendu de « maîtriser un content management system (CMS)« , d’ »apprendre à travailler avec un développeur web« , de « savoir produire pour les réseaux sociaux et gérer des communautés » ou encore d’ »être capable d’interagir avec les publics (lecteurs, téléspectateurs, internautes…)« .  La déontologie s’étend à la promotion des outils pour lutter contre les fausses informations et à la lutte contre les stéréotypes et les discriminations.

    Marché du travail et paritarisme au menu

    Au registre économique et social, toutes les écoles sont tenues de consacrer, par exemple, des enseignements sur la rémunération à la pige, sur les structures paritaires de la profession, sur les syndicats de journalistes, sociétés de journalistes et sociétés de rédacteurs…

    Les étudiants doivent être informés de l’état du marché du travail par type de médias et par fonction ou encore être préparés à la création d’une entreprise d’information. Ils doivent savoir ce que sont les aides à la presse et la contribution à l’audiovisuel public, et les cours sur les caractéristiques économiques et industrielles des entreprises d’information doivent évoquer le financement participatif !

    Consulter tout le référentiel des attendus des formations

    La durée des stages précisée

    Certains critères ont été durcis, car des établissements demandent une reconnaissance avec des équipes non dédiées à la formation des journalistes et avec des stages de six mois consécutifs. Chaque cursus doit bénéficier d’un encadrement pédagogique dédié principalement à la formation des journalistes et suffisamment pérenne. Les stages peuvent représenter entre 16 et 26 semaines pour un cursus de deux ans, entre 24 et 39 semaines pour un cursus de trois ans. Mais un même stage ne peut dépasser dix semaines.

    Consulter les critères de reconnaissance

     

    Actuellement, la CPNEJ est présidée par Antoine Chuzeville (SNJ) et les représentants de la CFDT sont Marie Goerg Lieby, titulaire, vice-présidente de la CPNEJ, et Dominique Martin, suppléant.

    Nous avons des représentants dans les conseils pédagogiques de toutes les écoles reconnues.

  • L’éducation aux médias se développe, les initiatives foisonnent : c’est une bonne nouvelle ! De nombreux journalistes, notamment parmi ceux rémunérés à la pige, s’y investissent. Pour se doter d’objectifs et méthodes communs, tout en gardant la diversité des approches, une certification des intervenants est en cours de réflexion. La CFDT participe aux travaux préliminaires, grâce à son engagement au sein des commissions paritaires nationales emploi formation qui concernent les journalistes. 

    L’assassinat de Samuel Paty en octobre dernier a accéléré la réflexion 
entamée depuis quelques temps au sein de la section journalistes de la 
CPNEF audiovisuelle (où la CFDT est représentée par Jacqueline Papet) autour de l’éducation aux médias et à 
l’information (EMI). Après quelques réunions, la
 commission a estimé qu’il était opportun de créer une certification interbranche pour les professionnels de l’audiovisuel et de la presse qui 
interviennent dans les établissements scolaires ou dans les structures 
qui accueillent des jeunes.

    Beaucoup d’initiatives existent déjà mais de façon dispersée. Doter 
ces bonnes volontés de compétences reconnues paraît indispensable pour
 qu’elles aient en commun une méthode, un référentiel, mais aussi encourager des personnes tentées par l’aventure mais ayant besoin de bases. Cette nouvelle formation, qui pourrait durer entre trois et dix jours, donnera lieu à un CQP ou CCP (Certificat de compétences professionnelles) intitulé ‘Eduquer aux médias et à l’information’

    Une étude imminente

    Comme cela avait déjà été fait il y a quelques années pour une étude
 sur l’insertion des diplômés en journalisme, les deux autres CPNE 
concernées ont été sollicitées : la CPNE Presse (la CFDT y est
 représentée) a déjà donné 
son accord officiel et participera au financement du projet. La CPNEJ (où la CFDT est aussi représentée) 
s’est déclarée très intéressée, notamment pour étudier comment les écoles de journalisme reconnues pourraient avoir un rôle à jouer en tant qu’opérateurs de la certification. L’Afdas et le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à 
l’information) seront tout naturellement les partenaires de 
l’initiative.

    On peut considérer que l’idée est maintenant en cours de réalisation. Les membres de la CPNEF de l’audiovisuel ont rédigé le cahier des charges d’un appel d’offres, sur le point d’être lancé, en vue de trouver le prestataire d’une étude sur l’ingénierie de la certification, et cela dans le cadre d’un EDEC 
(Engagement de développement de l’emploi et des compétences).

    Les premiers stagiaires dès 2022

    Cette étude visant à réaliser le référentiel de compétences et construire la certification pourrait être lancée fin mai et livrée à la rentrée de septembre 2021. Durant cette période, les porteurs de l’étude chercheront à recueillir les retours d’expériences, observations et préconisations d’acteurs de l’éducation aux médias (si c’est votre cas, n’hésitez pas à contacter CFDT)-Journalistes, qui transmettra).

    De novembre 2021 à janvier 2022 pourraient être agréés les organismes de formation susceptibles de délivrer cette formation, pour de premières entrées en formation en février-mars 2022.


    
Qu’est-ce qu’une CPNEF ?

    La Commission paritaire nationale emploi, formation est une instance composée à égalité en nombre de représentants des organisations syndicales des salariés d’un côté et de représentants des employeurs de l’autre. Elle a plusieurs missions: l’analyse prospective de l’évolution qualitative et quantitative des métiers et qualifications de son secteur; l’étude des moyens de formation existants; l’examen des mesures propres à assurer la pleine utilisation, l’adaptation et le développement de ces moyens, la formulation des orientations à donner aux actions de formation, la définition des priorités dans le domaine de la formation professionnelle, etc.


    Lire l’avis du Conseil économique social et environnemental (CESE) de 2019 préconisant notamment de mieux former les acteurs et les actrices intervenant dans le domaine de l’éducation aux médias et à l’information (EMI)