La santé des pigistes

La complémentaire santé

En plus du remboursement de base de la sécurité sociale pour ses consultations de médecin, soins,, hospitalisations, médicaments, tout pigiste a droit à une complémentaire santé. Il se peut qu’un de vos employeurs vous propose sa mutuelle de groupe ou que vous puissiez bénéficier de celle de votre conjoint.e. Mais si c’est votre choix vous avez accès à une complémentaire santé avantageuse faite pour les pigistes, à laquelle contribuent les employeurs de presse. Cette « Garantie Santé Pigistes » est gérée par les partenaires sociaux, qui l’ont confiée à l’organisme Audiens.

Elle est accessible à tout journaliste rémunéré à la pige justifiant d’au moins une pige au cours des 24 derniers mois. Elle coûte 41,14€/ mois mais le pigiste paye 20,57€/mois car le fonds alimenté par les employeurs met autant. Attention : cela ne « marche » que pour 3 mois, ensuite il faut payer plein pot et à nouveau justifier d’une pige pour bénéficier à nouveau de la part patronale. Si le pigiste cumule au moins 8 227 € de piges brutes cotisées sur une année, la participation patronale est acquise pour l’année.

Il est possible d’affilier son conjoint (mais il paye plein pot) et ses enfants. Il est aussi possible de payer une surcomplémentaire facultative avec des garanties supplémentaires (sans prise en charge patronale).

Consulter les tarifs de la complémentaire santé pigistes Audiens :

Et consulter les prestations (taux de remboursements de taire, hospitalisation, etc…..)

Contact Audiens : 0 173 173 580

 

L’indemnisation Sécu en cas d’arrêts maladie (mais aussi maternité, paternité, adoption, pension d’invalidité, décès) =  « Prévoyance »

 

Les pigistes ont droit à des indemnités journalières (IJ) de la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail pour maladie, maternité, paternité (ne pas confondre avec les droits chômage) et ont droit à des pensions d’invalidité et une assurance décès. On parle de prestations en espèces (à la différence des prestations en nature que sont les médicaments, soins…).

> L’ouverture des droits Mais ces droits ne sont ouverts, comme pour n’importe quels salariés, qu’en cas de respect d’un seuil de cotisations versées sur une certaine durée avant l’arrêt de travail. En clair, il faut avoir assez cotisé. Pour la plupart des prestations des droits sont ouverts dès 500€ brut de salaire par mois (voir tous les détails).

 

Les conditions d’ouverture des droits depuis le 31/10/2020
Arrêt maladie < 6 mois

Congé maternité/paternité

Congé d’adoption Arrêt maladie > 6 mois

Pension d’invalidité

Assurance décès
Avoir gagné

sur 1 mois

(pas de calcul sur un mois) 60 fois le SMIC horaire (609 € brut) au cours du mois civil précédant ou de 30 jours consécutifs
OU avoir gagné

sur 3 mois

150 fois le SMIC horaire (1522,5 € brut)

Sur les 3 derniers mois civils

ou les 90 derniers jours

(pas de calcul sur 3 mois) 120 fois le SMIC horaire (1218€ brut) sur les 3 mois civils précédents ou 3 mois de date à date
OU avoir gagné sur 12 mois 600 fois le SMIC horaire (6090 € brut) sur

les 12 derniers mois civils

ou les 365 jours

400 fois le SMIC horaire (4060 € brut) au cours de l’année civile antérieure
précédant –    le jour de l’arrêt de travail

–    ou le début du 9e mois avant la date présumée de l’accouchement

–    ou le début du repos prénatal ou congé paternité

– la date d’arrivée de l’enfant au foyer –     le jour de l’arrêt de travail

–     ou la constatation de l’état d’invalidité (demande directe)

 

le décès
ET être affilié depuis 10 mois 12 mois (pas de durée d’affiliation requise)

 

Quelle base brute est prise en compte pour l’ouverture des droits ? – Est pris en compte le brut avec congés payés et le cas échéant 13è mois et ancienneté. Si vous n’avez pas renoncé à l’abattement de 30% (déduction forfaitaire spécifique) – et donc si vous cotisiez moins – est pris en compte le brut abattu (colonne « base » en face de la ligne maladie maternité de votre fiche de paie).

Et si je touche du chômage ?  – L’ARE n’est pas prise en compte dans les revenus cotisés. Mais si vous gagniez plus au moment de la rupture de contrat de travail qui vous a donné droit à l’ARE (et donc par exemple que vous pouviez à cette date vous ouvrir des droits maladie, maternité, etc, mais plus maintenant) vous pouvez demander au maintien de droits acquis aux prestations en espèces avant le chômage (L. 311-5 du CSS). Après la fin du versement de l’ARE, en cas de reprise de travail insuffisante pour vous rouvrir des droits au titre de votre nouvelle activité, vous pouvez aussi conserver le bénéfice de ces prestations durant trois mois à compter de cette reprise.

Télécharger notre fiche sur les conditions d’ouverture de droits aux IJ maladie, maternité/paternité, mais aussi invalidité et décès

 

 

Le montant des IJ – Une fois les droits ouverts sont calculés les IJ. (fiche en construction)

 

 

 

L’indemnisation complémentaire Audiens en cas d’arrêts maladie (mais aussi maternité, paternité, adoption, pension d’invalidité, décès) =  « Prévoyance »

 

En plus des prestations en espèces de la sécurité sociale existe un complément, géré par les partenaires sociaux, permettant d’améliorer la couverture quand l’arrêt dure (46è jour d’arrêt ou 9è jour en cas d’hospitalisation, 31è jour en cas de maternité).

A la différence de la mutuelle santé, que les pigistes peuvent prendre ou pas, et qu’ils doivent payer, la prévoyance ne demande pas de cotisations volontaires de la part des pigistes. Les employeurs sont obligés d’y souscrire pour tous leurs pigistes dès la 1ere pige, et tous les pigistes ont droit à la même chose s’ils sont éligibles. Pour déclencher ce complément il faut qu’au moins un employeur ait cotisé une fois au cours des 12 mois civils précédant le sinistre (arrêt maladie, naissance, décès…). Mais il faut avoir déjà touché les IJ de l’Assurance maladie : pas d’IJ, pas de complément Audiens.

Contact Audiens Prévoyance pigistes : 0 173 173 921

Lire la brochure synthétique d’Audiens et la note synthétique sur les droits santé/prévoyance Audiens des pigistes